QUAND "BREVES" CRITIQUE LES
PERCE-OREILLES
Dans le N°78 de la revue Brèves, vous trouverez la sympathique critique que voici :
"Les Perce-Oreilles, d'Eric Gilberh que Brèves a publié dans le n°75, est un recuei
l tout en paroles, en onomatopées... la bande son colle à l'action. Les personnages,
des adolescents face à la cruauté du monde, sont dans un présent qui ne nous laisse pas trop le temps de souffler mais tout à faitcelui d'apprécier
l'humour... Des situations assez déjantées, des intrigues à rebondissements incertains, des chutes qui laissent la porte ouverte au temps qui saura bien régler l'addition. 27 ans, originaire de
Dordogne, passionné de cinéma, Eric Gilberh a sûrement un avenir dans la nouvelle."
LES PETITES CRUAUTE DE L'ENFANCE
Voilà un article, publié à l'occasion du salon du livre de Chaumon-en-Vexin le 2 avril 2006 :
Les petites cruautés de l’enfance par Eric Gilberh
En l’absence d’auteurs de renom et de têtes d’affiche, la dixième édition du Salon du Livre de
Chaumont-en-Vexin donnera l’occasion de découvrir de nouveaux écrivains. Parmi ceux-ci, les visiteurs ne devront pas manquer Eric Gilberh. Ce jeune homme talentueux a publié en début d’année aux
éditions L’Iroli (éditeur Beauvaisien), son premier recueil de nouvelles baptisé « Les Perce-Oreilles ». Dans cet ouvrage de 140 pages, l’auteur
propose huit nouvelles qui plongent le lecteur dans un univers coincé entre l’enfance et la vie adulte, où les adolescents en scène se débattent avec des situations cruelles, tendues, qu’ils
peinent souvent à maîtriser. Souvent durs, parfois terribles, les récits d’Eric Gilberh permettent à chacun de se mettre à la place des personnages et de retrouver les émotions acides de
jeunesse que chacun a pu connaître. Des émotions violentes qui forgent les adultes épanouis ou angoissés. Les huit nouvelles rédigées par l’auteur montent en puissance. De la première intitulée
« Le coup de la tarte » où la cruauté réside dans l’indicible et le non-dit, jusqu’à la dernière (« Le grand sourire de Printemps ») où cette férocité de la vie
heurte de plein fouet un groupe d'enfants, Eric Gilberh tisse une toile dans laquelle on se sent prisonnier, mais dont on ne souhaite surtout pas s'échapper. Difficile en effet de lâcher le livre après avoir lu quelques phrases. On ne se sen en fait apaisé qu'après en avoir englouti toutes les
nouvelles.
Âgé de seulement 27 ans, l'auteur, originaire de Dordogne, possède un talent indéniable qui pourrait lui valoir une reconnaissance rapide, si ce
cocktail d'urgence, de folie de détachement, et parfois de douceur, qui composent son
écriture reste intact et aussi explosif.
A ceux qui ne savent pas à quoi s'attendre et souhaitent aller à l'essentiel du premier recueil d'Eric Gilberh, il sera conseillé de lire la deuxième nouvelle de l'ouvrage «La Fanfare» où
encore «Affaires de famille», révélatrice des petits traumatismes que nous
avons tous pu connaître. L'avantage de ces «Perce-oreilles» est que l'on s'identifie aux héros... ce qui en fait son
charme, mais aussi sa noirceur.
Nous viennent des Éditions L’iroli… toujours un lundi, avec ce qui ne gâche rien, du beau papier à grain, un format souple et pratique, une couverture belle et
aérée. Des nouvelles courtes, rapides, denses. Ah ! Oui… Et la chute ! La chute ! La fameuse chute, cauchemar habituel des apprentis écrivains à qui on a bien dit de ménager le
suspense et d’intriguer le lecteur avec des rebondissements. Ici, ce n’est plus une hantise du tout… Aucune pesanteur. Entre deux mémoires d’enfants, Éric Gilberh, auteur de ce recueil à 27 ans,
écrit parfois « pour rien ». Comme font les enfants qui jouent dans le but de jouer, c’est tout ! Il écrit par plaisir, comme il respire, pour se souvenir… de nous, enfants. De
petits textes sans message, alors ? Non, plutôt des messages à prendre comme ils viennent, avec deux mômes qui écoutent les adultes aux portes. Et eux, les adultes, ne s’en doutent
pas…
À lire au lit, à table, au bistro, à l’école, à lire à voix haute, entre copains, à lire quoi…
La Mouette liseuse
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