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ToRdu - Les nouvelles

Découvrez les premières pages de chacune des Nouvelles de ToRdu :

De l'herbe verte
Mon gros rat
Tu étais en tort
Faux Départ

Référencement

Lundi 7 janvier 2008

Pour les curieux que ça intéresse, il y a quelques critiques des Perce-oreilles (P.O, pour les amis) sur ce blog. Les P.O (donc, on est amis) se trouvent sur la page d’accueil de la Fnac.com – on peut le commander là, ou le trouver dans sa librairie chérie, ou l’acheter directement chez l’éditeur si on ne le déniche pas ailleurs ; livraison sous 48 heures.
Ce n’est ni un bon livre, ni un mauvais livre – c’est un premier livre et c’est pour quoi je continue à l’aimer. (Il s’est plutôt bien vendu, sans pub ; j’ai même ouï dire qu’un couple de sexagénaires se faisait la lecture
de certaines nouvelles à haute voix, riant et tout et tout… Ça leur rappelait leur jeunesse. De 7 à 77 ans, moi, ça me va.)
À l’époque, j’avais envie de dire des choses et je les disais à dada sur mon instinct. Parfois ça marchait. Parfois non. (Mais n’est-ce pas là le lot de tout ? De la mayonnaise à la radiothérapie ?)
Les P.O. parlent d’enfants sur un ton doucereux / amer / glauque. Tordu, lui, se tourne du côté de la peur, du fantastique, du gore et du grotesque. Carnage végétal… Métamorphose radine et amoureuse… Cuisine au poil… Fantômes… Plongée en eau trouble…
 

La première du bouquin s’appelle : De l’herbe verte.
 

De février 2003 à février 2007, nous (c’est-à-dire : mon amie, le chat et une hamster russe du nom de Plume – Dieu ait son âme ; je l’ai enterrée dans la jardinière de la copropriété, à la cuillère à soupe, un soir de pluie, après qu’elle soit morte pour la troisième fois en une semaine ( ?)…) avons vécu dans un drôle de studio (à Paris). La chose faisait 19 m2 et, à 4, la vie était parfois… assez semblable à celle des cotons-tiges dans leur boîte.
La pièce principale servait tout à la fois de : chambre, salon, petit-salon, hall, salle à manger, salle de sport, salle de lecture, salle de jeu, endroit où mettre le linge à sécher, etc… Le lit qui s’y trouvait, donc, était mobile. Il descendait du plafond le long d’un rail, on dépliait les pieds et le doux matelas était là, prêt à être utilisé… à un mètre du sol – mieux valait ne pas tomber et, heureusement, ça ne nous est jamais arrivé.
Un dimanche matin, vrillé par une de ces migraines de lendemain de samedi festif, je végétais dans la couette quand j’ai soudain pensé à… un golf… (France-Info était allumé et ils parlaient de je ne sais quel golfeur célèbre ; pas besoin de chercher la source bien loin…)

Un golf ?…, me dis-je. Tiens tiens tiens
Je n’ai tenu un club qu’une fois et ça ne m’a pas laissé de souvenir indélébile. Et puis, allez savoir pourquoi, mais les amateurs de ce « sport » m’ont toujours fait l’effet d’une bande de snobinards à dard.
Mais, trois Dafalgan plus tard, je pianotais sur le PC et écrivais cette nouvelle – qui se déroulait dans un de ces lieux dans lesquels je n’avais aucune envie de me retrouver : un golf. (Qui s’ajoute au cabinet du dentiste pour cause d’abcès, à la file d’attente pour l’inscription sur les listes électorales pour cause de danger démocratique, et à quelques autres encore…)
Les deux protagonistes me sont venus d’un coup ; tout comme leurs objectifs respectifs (Timothée veut se faire un peu de blé, M. Slamski veut donner un petit coup de neuf à son golf). La manière un peu spéciale dont Slamski va repimper (ça se dit, ça ?) son green, m’est venue, elle aussi, d’un coup.

Paf !
Je pense qu’il s’agit de l’archétype de la nouvelle écologique – non ?…
(Si vous l’avez aimée, envoyez-moi un mail ; je vous raconterai un autre truc savoureux au sujet de cette histoire…)
 

Il y a eu quatre versions du texte ; rédigées à l’époque post Kill Bill. Un publicitaire mélomane avait eu la bonne idée d’utiliser une des chansons de la BO pour une pub quelconque (je ne sais pas laquelle, nous n’avons pas de télévision). Seulement, comme notre immeuble était entouré d’autres immeubles avec une cour tout autour, nous profitions souvent des bruits du voisinage qui résonnaient partout. Un marrant, visiblement télévore et fan des fenêtres ouvertes, nous a abreuvés de ce sifflotage qui bouffe la cervelle : la musique de cette pub, j’ai dû l’entendre 200 fois en me baladant vers le trou n°7.
Et, d’y repenser, ça me donne l’idée suivante : grâce au net, je vais mettre la bande-son de Tordu sur le blog. Les morceaux qui m’ont tenu compagnie durant la rédaction se trouveront à la fin de chaque épisode. Si ça vous dit, ouvrez le bouquin (quand il sera sorti et que vous le tiendrez dans vos petites paluches impatientes), montez le son – tout sera en place pour un tour magique plus vrai que nature.
Ok ?
 

En rédigeant De l’herbe verte, j’ai principalement tourné sur ces cinq morceaux…

(Ps: je boycotte la BO de Kill Bill...)

 

free music
 

(À suivre...)

par Eric Gilberh publié dans : ToRdu
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